27 août 2020 de Florence à Général

Alors que certains touristes, et notamment les familles, peuvent légitimement s’inquiéter devant les frais qu’implique la pratique du ski alpin, entre un matériel et des forfaits toujours plus chers, les principales bénéficiaires de cette situation pourraient bien être les stations de ski proposant du ski nordique telle que La Bresse, Gérardmer et Autrans. Plus authentique, plus écologique, plus sportif aussi, le ski nordique a su se renouveler au fil des saisons. En parallèle, l’évolution du matériel et des pratiques font qu’une clientèle nouvelle s’intéresse à cette glisse physique et ludique. Au point que l’on peut parler véritablement d’une pratique tendance.

Ski nordique - la découverte de paysages préservés 

C’est sans doute la différence majeure d’avec le ski alpin : le ski nordique se pratique pour l’essentiel dans des petites voire des fois, des micro-stations, plus basses en altitude et beaucoup moins artificielles que certains ensembles touristiques des Alpes ou des Pyrénées. On peut notamment pratiquer le ski nordique dans des massifs et des stations relativement préservés du tourisme de masse. Citons : Autrans, Lans en Vecors, Villard de Lans, Méaudre, Gérardmer, La Bresse, Le Lac Blanc, Métabief, Les Rousses et Morbier. D’autres massifs encore plus confidentiels comme les Bauges, les plateaux de l’Ain ou même le Cézallier voire la Haute-Ardèche accueillent aussi les skieurs quand la neige y est suffisante. De quoi passer un séjour reposant, loin de l’agitation des stations à la mode.  

Ski nordique, au cœur de la nature

Pour les vacanciers en quête d’authentique, ou fuyant les sentiers battus, le ski nordique, c’est aussi la possibilité de découvrir des milieux naturels protégés, loin des remontées mécaniques bruyantes et de la pollution. Les itinéraires sont même parfois sauvages : la piste Royale, par exemple, vous fait parcourir 28 kilomètres sur les hauts-plateaux du Vercors, au-dessus de Corrençon, et le plus souvent, ces efforts se pratiquent en solitaire, au milieu d’une nature quasiment intacte. Seule la piste damée sert de guide au sein de l’immensité blanche. Un dépaysement grisant. 

Le ski nordique, c’est plus économique !

Le fait même que les principaux lieux de pratique soient à l’écart du tourisme de masse implique que les séjours y soient moins chers. A titre d’exemple, une semaine dans un gite pour six personnes aux Plans d’Hotonnes, au cœur de 150 kilomètres de pistes tracées, damées et soigneusement entretenues, peut coûter moins de 450 euros pendant les vacances scolaires de février. Rien de comparable aux sommes exigées pour les locations parfois exiguës ou vieillissantes des stations alpines. De la même manière, un forfait de ski nordique ne revient qu’à 8 ou 10 euros par personne suivant les stations. Mieux encore, il existe des cartes permettant une pratique illimitée pour des sommes modiques. L’assurance d’un rapport prix-plaisir imbattable. 

Ski nordique : des efforts plus soutenus

Les fans de sports d'hiver qui ont essayé les deux pratiques le savent : l’effort physique est beaucoup plus soutenu lors d’une séance de ski nordique que lors d’une journée de ski alpin ou de surf. Que l’on choisisse le ski nordique « classique », dans les rails parallèles tracés par les dameuses ou bien la pratique plus technique du « skating », en pas de patineur glissé, les séances sont nécessairement plus courtes ou plus concentrées. En deux ou trois heures, surtout quand on débute, les skieurs auront vraisemblablement dépensé toute leur énergie. Ce qui signifie aussi que le ski nordique laisse davantage de temps pour l’après-ski et la découverte du patrimoine montagnard ! 

La première fois où je suis allée au ski j’avais 10 ans, c’était en CM2 pendant une classe de neige. Par la suite, j’ai eu la chance de passer une grande partie de mes vacances scolaire à la montagne les pieds dans la neige l’hiver et en randonné l’été.