8 janvier 2014 de Michael à 'Technique de ski''

FIS bosses

Photo : wiki.fis-ski.com

La capacité des skieurs à passer sans crainte dans un champ de bosses est un excellent révélateur de leur niveau. Mais comment faire si vous n’avez pas suffisamment confiance en votre ski ou en vos capacités physiques pour vous aventurer dans les pistes bosselées, bien intimidantes parfois il est vrai ? Vous trouverez ci-dessous quelques conseils pratiques pour que les bosses ne viennent pas gâcher votre séjour au ski, tant elles sont incontournables dans certains domaines et font partie des plaisirs du ski.

Les bosses, une difficulté recherchée dans certaines stations

Savoir passer les bosses est important car certaines stations de ski misent précisément sur l’existence de ces champs de bosses pour caractériser leur domaine skiable et lui donner une sorte de marque de fabrique. L’appréhension des pistes où les bosses sont raides et marquées, pourrait ainsi, à titre d’exemple, empêcher les touristes venus à l’Alpe d'Huez d’accéder au Pic Blanc (3330 mètres d’altitude) d’où ne descendent que des pistes comportant des murs de bosses (Sarenne et, surtout, Tunnel) ou les skieurs en vacances à Tignes de profiter des tout nouveaux itinéraires « Naturides », que les services des pistes balisent et sécurisent sans les damer, laissant dès lors d’immenses champs de bosses se former naturellement quelques jours après les chutes de neige. Avouez que ce serait, dans un cas comme dans l’autre, très dommage.

Bosses tignes

Photo : tignesnet.com

Premier niveau : tourner sur la bosse

Suivant votre niveau de ski et votre forme physique, il existe deux techniques pour négocier les bosses. La première, qui constitue une initiation au ski de bosses, consiste avant tout à assouplir et à acquérir le mouvement de flexion-extension au niveau des genoux. Au sommet d’une piste comportant des bosses, on commencera par traverser le champ, d’un bord à l’autre, sans chercher à le descendre. L’idée, dans cet exercice, est de laisser les genoux amortir la bosse, grâce à un mouvement de flexion quand le ski monte sur la bosse, puis d’extension, quand le ski en redescend. Une fois cette mécanique des genoux acquise, on pourra s’exercer à emprunter le champ de bosses en suivant une trajectoire de plus en plus directe, dans le sens de la pente. Vous pourrez alors sans trop de peine tourner sur le dessus de la bosse, entre les phases de flexion et d’extension. Si le genou fait bien son travail, et en vous aidant des bâtons, le ski pourra pivoter au terme de la flexion, en pensant bien à prendre appui sur la carre du ski extérieur. Votre vitesse est ainsi maîtrisée et la ligne d’épaule reste stable, seuls les genoux travaillent, ou presque. Bon courage !

Airolo SUI

Photo : wiki.fis-ski.com

Deuxième niveau : tourner entre les bosses

La clé de ce deuxième niveau, qu’il ne faut envisager que si le premier est parfaitement acquis, consiste à privilégier le contact ski/neige dans le champ de bosses. Le buste est plus fléchi que dans la première technique et les mouvements de flexion et d’extension sont nettement plus marqués. L’innovation consiste alors à ne plus attendre d’être au sommet de la bosse pour tourner, mais de s’appuyer sur le côté des bosses pour tourner, sans que le ski ne s’allège au sommet de la bosse. D’où l’aide précieuse des bâtons, qu’il ne faut pas hésiter à planter loin devant soi, à la fois pour prendre des appuis sûrs et pour s’aider à amortir les bosses afin de briser sa vitesse pour préserver une trajectoire soignée et maîtrisée. Enfin, les moniteurs de l’E.S.F. sont présents dans toutes les stations pour vous enseigner ces subtilités et vous aider à dépasser votre appréhension des champs de bosses. Ça y est ! Vous avez tous compris !

Salut je suis Michael. Je travaille dans le secteur du ski depuis plus de 8 ans et je suis passionné par tous les sports d’hiver. Je ne peux pas m’empêcher d’essayer chaque nouveau sport de glisse - inventé ou revisité – le yooner, le snowscoot et le ski-joering sont parmi mes favoris !